COLLEGE SWING

COLLEGE SWING

COLLEGE SWING

Une comédie musicale de Raoul Walsh

86  mn

Avec George Burns, Gracie Allen, Martha Raye, Bob Hope, Edward Everett Horton, Ben Blue, Betty Grable, Jackie Coogan, John Payne, Cecil Cunningham, Robert Cummings
Scénario de Walter De Leon, Francis Martin
D'après Frederick Hazlitt Brennan, Ted Lesser
Musique de Boris Morros
Photo de Victor Milner
Produit par Lewis Gensler

RESUME
En 1738, une jeune femme échoue à ses examens pour la neuvième année consécutive. Le grand père décide alors de céder sa fortune à l'université jusqu'à ce qu'une héritière décroche son diplôme. Ceci se produira deux cent ans plus tard.

COMMENTAIRE
Avec sous contrat des réalisateurs comme Ernst Lubitsch, Leo McCarey, Mitchell Leisen et Preston Sturges, la Paramount demeure tout naturellement la référence en terme de comédies américaines. Or si la firme a surtout acquis sa réputation avec la comédie sophistiquée et la Screwball Comedy, c’est un sous-genre moins prestigieux, la comédie loufoque, qui constitue son véritable fond de commerce. Promu par des comiques comme les Marx Brothers, W. C. Fields, George Burns et Gracie Allen, puis ensuite par des Martha Raye, Bob Hope et Jack Benny, ce type de comédie alimentera généreusement le catalogue Paramount tout au long des années trente. Une véritable famille de réalisateurs, de comédiens, de scénaristes se constitue autour de ce sous-genre qui allie burlesque et comédie musicale, renouant avec la tradition du music-hall avec une succession de sketches et de morceaux musicaux. En se limitant aux artistes qui participèrent à la création de « College Swing », une œuvre caractéristique de ce sous-genre, on note que Francis Martin et Walter de Leon coécrivent à eux deux plus d’une vingtaine de scénarios loufoques, qu’entre 1932 et 1936 le couple Burns-Allen tourne dans douze de ces comédies, qu’entre 1936 et 1940 Raye joue de sa grande bouche dans quinze d’entre eux, tandis que Hope entreprend une carrière de presque vingt ans à la Paramount en tant que comique farfelu. Ces artistes qui ne cessent de se croiser au gré de ces productions ont tous en commun un sens de l’absurde, un mépris du ridicule, et un goût particulier pour le délire surréaliste. Concernant « College Swing », que ce soit le scénario, les sketches ou le jeu de Gracie Allen, tout est également extravagant. Tout peut d’ailleurs paraître crispant si l’on ne parvient pas à adhérer à cet univers, un univers mis en scène par un Raoul Walsh qu’on ne s’attend pas à trouver là. Même si l’année précédente dans « Artiste et modèle », il a déjà dirigé quelques uns des comédiens cités plus haut, le genre n’est de toute évidence pas fait pour lui, comme le démontrera sa prestigieuse carrière à la Warner. A se demander d’ailleurs ce qu’il a pu diriger tant les comédiens semblent incontrôlables ici ! Ajoutons pour la petite histoire que deux des principaux interprètes du film, Hope et Burns, atteindrons tous deux l’âge honorable de cent ans avant de s’éteindre.

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