MAJOR DUNDEE

MAJOR DUNDEE

MAJOR DUNDEE

Un western de Sam Peckinpah

130  mn

Avec Charlton Heston, Richard Harris, Jim Hutton, James Coburn, Michael Anderson Jr., Brock Peters, Senta Berger, Warren Oates, Ben Johnson, R. G. Armstrong, L. Q. Jones, Slim Pickens, Michael Pate, Dubb Taylor
Scénario de Harry Julian Fink
Musique de Daniele Amfitheatrof
Photo de Sam Leavitt
Produit par Jerry Bresler

RESUME
A la fin de la Guerre de Sécession, le commandant d'un fort servant de prison à des Sudistes, entreprend de monter une expédition afin de poursuivre des Apaches responsables de massacres. Il enrôle au tout venant, voleurs, soldats sudistes, etc.

COMMENTAIRE
Quelque chose a définitivement changé dans le western : les personnages sont plus cyniques et désabusés, la caméra devient plus mobile, trouvant des angles encore audacieux quelques années auparavant, et la violence commence à apparaître. Ce sont des aspects qui deviendront des éléments constitutifs du cinéma des années et des décennies à venir. Et réduire, comme c’est souvent le cas, l’oeuvre de Sam Peckinpah à son côté violent, n’a plus beaucoup de sens actuellement où la violence lancine la plupart des films d’action. Il pâtit du fait qu’il est un précurseur. (Sans doute parce que plus établi, Alfred Hitchcock est moins perçu comme un auteur violent, alors qu’il est aussi un précurseur dans le domaine : le couteau planté dans le dos du « Crime était presque parfait », la scène de la douche dans « Psychose » ou encore de nombreuses scènes des « Oiseaux », sont autant d’images chocs qui valent bien celles de Peckinpah). Ceci étant, « Major Dundee » possède tous les éléments pour séduire et pourtant, sans bien comprendre pourquoi, il n’est pas très passionnant. (Sa version de 130 minutes, dite non censuré, n’ajoute pas plus d’intérêt au film). Certaines scènes tirent en longueur, les rebondissements sont timorés et l’intrigue manque de rigueur. Tout ceci ne prêterait pas à conséquence si les personnages étaient plus attachants. Hélas, leur traitement manque de relief. On sens bien qu’il y a une volonté de faire du Major un personnage complexe, cynique, miné par le doute, le carriérisme, l’orgueil et la solitude. Mais les auteurs se contentent de lui faire porter son fardeau, comme à tous les autres protagonistes d’ailleurs, sans chercher à le soulager, ce qui procure un sentiment d’ennui.

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