L' ESCADRE VOLANTE

L' ESCADRE VOLANTE

THE FLYING FLEET

Un film d'aventures de George W. Hill

82  mn

Avec Ramon Novarro, Ralph Graves, Anita Page
Scénario de Richard Schayer
D'après Byron Morgan, Frank W. Wead
Photo de Ira Morgan

RESUME
A la fin de leurs classes, six futurs officiers de l'aéronavale sont sur le point de rejoindre leur lieu d'affectation, lorsque l'un d’eux est renvoyé, surpris en état d'ébriété. Après un an, les cinq autres se présentent aux épreuves pour devenir pilote.

COMMENTAIRE
Déjà dans les années vingt, l’armée tire parti de ce que le cinéma pouvait lui apporter en terme de propagande ; en échange, elle lui offre de quoi gagner en réalisme et lui fait bénéficier de documents et de matériels militaires. Plusieurs décennies plus tard, le film devient un témoignage saisissant de ce que fut l’aéronavale au temps où des biplans étaient appontés sur les portes-avions. Les scènes de voltiges aériennes et le décollage d’un monstrueux hydravion sont captivantes. Pour ajouter au plaisir, l’histoire, qui a pour sujet la compétition amicale entre deux aviateurs, est bien menée par un George W. Hill toujours efficace dans sa démarche. Comparé à « Têtes brûlées », un film de Raoul Walsh de la même époque sur le thème de l’amitié lui aussi, « L’escadre volante » est sans conteste plus attachant. Hill arrive à faire passer des émotions là où Walsh échoue. Il est fort à parier d’ailleurs que Hill aurait laissé une trace plus profonde s’il n’avait pas disparu prématurément en 1934 à l’age de 40 ans. Rien de ce que nous avons pu voir n’est décevant, toujours agrémenté de scènes d'actions nerveuses, comme c'est le cas ici. Ramon Novarro, quant à lui, apporte un indéniable charme au film. Avec son air poupon, son apparente fragilité et cette sympathie naturelle qui émane de lui, il séduit. Il semble si candide qu’on ne peut s’empêcher d’être touché lorsqu’il lui arrive des mésaventures.

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