CAPITAINE DE CASTILLE

CAPITAINE DE CASTILLE

CAPTAIN FROM CASTILLE

Un film d'aventures de Henry King

140  mn

Avec Tyrone Power, Jean Peters, Cesar Romero, Lee J. Cobb, John Sutton, Antonio Moreno, Thomas Gomez, Alan Mowbray, Barbara Lawrence, George Zucco, Roy Roberts, Marc Lawrence
Scénario de Lamar Trotti
D'après Samuel Shellabarger
Musique de Alfred Newman
Photo de Charles G. Clarke, Arthur E. Arling
Produit par Lamar Trotti

RESUME
Poursuivi par l'inquisition, un jeune noble espagnol doit fuir vers Cuba. Accompagné d'une jeune servante amoureuse de lui et d'un ami qui l'a aidé à s'enfuir d'Espagne, il rejoint l'armée de Cortès prête à conquérir le Nouveau Monde.

COMMENTAIRE
Avec « Wilson » sorti en 1944, « Capitaine de Castille » est la deuxième fresque ambitieuse produite par la Fox durant la décennie. On trouve à la réalisation et à l’écriture de ces deux films fleuves en technicolor, Henry King et Lamar Trotti. Dans leur domaine respectif, les deux hommes sont à cette époque les valeurs les plus sûres du studio. Et malgré cela, ces deux œuvres ne remportèrent pas le succès escompté. (D’un coût de production prohibitif, « Capitaine de Castille » aurait dû faire un tabac pour entrer dans ses frais, quant à « Wilson », le public s’en désintéressa totalement). « Capitaine de Castille » semble manquer du panache de « Cygne noir », du romanesque de « Chevalier de la vengeance » - pour ne citer que des films Fox de la décennie avec Tyrone Power - pour enchanter. Le film ne passionne jamais vraiment. Bavard, dépourvu de ressort dramatique original, doté d’un héros en retrait et de scènes d’action timorées, on admire les images, les décors, la fastueuse figuration et les costumes, sans jamais s’attacher au fond. Ceci est d’autant plus regrettable que le conquistador, très rarement traité par Hollywood, est associé à tout un imaginaire pauvrement exploité ici : la confrontation entre les deux civilisations, aztèque et européenne, se résume en un palabre entre Cortès et un ministre de Montezuma ; l’avancée des troupes espagnoles au Mexique ne fait l’objet que de quelques images à la fin du film ; ce sont de simples allusions qui rappellent que les conquistadors endurent les maladies ; et bien sûr rien sur les exactions et les massacres perpétrés par ces derniers. En revanche, le film insiste sur l’aspect religieux, l’évangélisation des terres vierges et l’inquisition qui sévit en Europe, un aspect dont King est toujours très friand.

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