CARIOCA

CARIOCA

FLYING DOWN TO RIO

Une comédie musicale de Thornton Freeland

90  mn

Avec Dolores Del Rio, Gene Raymond, Raoul Roulien, Ginger Rogers, Fred Astaire, Blanche Frederici, Walter Walker, Roy D'arcy, Maurice Black, Paul Porcasi, Eric Blore
Scénario de Cyril Hume, H. W. Hanemann, Erwin Gelsey
D'après Anne Caldwell
Musique de Vincent Youmans
Photo de J. Roy Hunt
Produit par Merian C. Cooper

RESUME
Un orchestre est renvoyé de l’hôtel de Miami où il se produisait parce que son chef est trop entreprenant avec une jolie cliente brésilienne. La formation décroche alors un contrat à Rio de Janeiro, ce qui permettra au chef de revoir sa conquête.

COMMENTAIRE
Concurrençant la Warner qui, cette année-là, sous l’influence du chorégraphe Busby Berkeley sort sur les écrans trois incontournables classiques de la comédie musicale, la RKO produit un film qui voit la naissance d’une légende du cinéma : le couple Ginger Rogers-Fred Astaire. Les huit autres films qu’ils tourneront ensemble jusqu’en 1939 participeront à forger l’image du studio. Apparaissant en quatrième et cinquième position au générique, les deux danseurs ne sont pas encore des vedettes ici, et pourtant leur prestation - moment magique s’il en est - éclipse celle de Dolores del Rio et de Gene Remond qui interprètent les personnages principaux d’une insipide histoire d’amour. La grâce, l’aisance, l’étroite complicité qui émane du mythique couple ne peut laisser indifférent. Astaire, qui n’est là qu’à son deuxième film, eut par la suite des cavalières plus douées que Rogers (Rita Hayworth, Cyd Charisse), mais rarement on ne ressentit un tel plaisir à le voir danser. Outre le fait qu’il forme avec Rogers le premier grand couple de danseurs de l’histoire du cinéma, les talents de comédienne de sa partenaire (qu’elle démontrera par la suite) le met indiscutablement en valeur. Car Astaire a la fâcheuse tendance à surjouer et n’aurait certainement pas eu cette carrière s’il n’avait pas eu par ailleurs d’immenses talents de danseur - qu’il montre ici dans un numéro de claquette. Ainsi, hormis leur présence, rien ne prédisposait cette œuvre à devenir un classique, surtout pas son réalisateur qui n’a rien fait d’autre de mémorable. Notons toutefois deux numéros agréables à découvrir, celui aux sonorités latino-américaines qui donne son titre français au film, et celui qui conclut le spectacle - sans doute prévu pour en former le clou - où on découvre des danseuses exécutant des chorégraphies - pour le moins crispées et raides - sur les ailes de biplans en vol.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33