UN NOMMÉ CABLE HOGUE

UN NOMMÉ CABLE HOGUE

THE BALLAD OF CABLE HOGUE

Un western de Sam Peckinpah

121  mn

Avec Jason Robards Jr., Stela Stevens, David Warner, Strother Martin, Slim Pickens, L. Q. Jones, Peter Whitney, R. G. Armstrong, Gene Evans
Scénario de John Crawford, Edmund Penney
Musique de Jerry Goldsmith
Photo de Lucien Ballard
Produit par Sam Peckinpah

RESUME
Au milieu du désert, un homme est détroussé par deux crapules. Décidé à se venger, sans eau, il débute un long périple. Après cinq jours, il découvre par hasard un puits à proximité d'une ligne de diligence. Sauvé, il va y construire un relais.

COMMENTAIRE
Il y a tout lieu de penser que l’esprit de Sam Peckinpah se retrouve tout entier dans ce Cable Hogue ; qu’ils ont tous deux la même approche du monde. Cette constatation permet de situer la vraie nature de ce cinéaste atypique. Après « La horde sauvage », qui fut vivement attaqué pour sa violence, Peckinpah semble vouloir s’assagir en réalisant un western plus mesuré. Avec sérénité - mais toujours dans un style iconoclaste - il semble vouloir révéler une part de lui même, ses préoccupations, ses angoisses. Ce film apparaît comme la métaphore de ce que la vie devrait être pour lui, ce relais de diligence, une transposition de son œuvre cinématographique. La mort incroyablement sereine de Cable Hogue et le relais laissé à l’abandon à la fin du film résument alors ce qu’il souhaite qu’il advienne de lui. Cable Hogue est un individualiste et un opportuniste. Comme tous les héros de Peckinpah il n’est habité en apparence par aucune valeur transcendante, aucune illusion. Il n’écoute que ses pulsions - en particulier celles qui le poussent vers les femmes. S’il construit un relais de diligence après avoir trouvé de l’eau, c’est simplement par aubaine, et certainement pas par ambition. Mais, son attitude bien qu’instinctive, n’en fait pas pour autant un individu inhumain : dans ses rapports avec sa maîtresse, son comportement envers la crapule qui l’a abandonné dans le désert, son hésitation à tuer, on devine une grandeur d’âme. Pour Peckinpah l’homme à toute les apparences d’un animal doué de sentiments.

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