QUAND LES AIGLES ATTAQUENT

QUAND LES AIGLES ATTAQUENT

WHERE EAGLES DARE

Un film de guerre de Brian G. Hutton

148  mn

Avec Richard Burton, Clint Eastwood, Mary Ure, Patrick Wymark, Michael Hordern, Robert Beatty
Scénario de Alistair McLean
Musique de Ron Goodwin
Photo de Arthur Ibbetson
Produit par Elliott Kastner

RESUME
Un commando anglais a pour mission de se rendre en Bavière libérer un général allié prisonnier des Allemands. Au courant des plans d'un débarquement, prêt à être interrogé, l’officier est retenu dans un château perché sur un piton rocheux.

COMMENTAIRE
Comme « Les canons de Navarone », l’histoire de « Quand les aigles attaquent » est imaginée par Alistair McLean. Nullement effrayé à l’idée de se répéter, il écrit une nouvelle intrigue en tout point comparable à la première. Il faut dire que « Les canons de Navarone » remporta un tel succès à sa sortie en 1961, qu’exploiter à nouveau ce filon (un commando allié formé d’hommes d’exception - dont certain sont des espions infiltrés - est envoyé en mission sur un objectif ennemi difficilement accessible) était des plus tentant. Mais loin d’être un ersatz du film de Jack-Lee Thomson, et malgré sa durée relativement longue, « Quand les aigles attaquent » se regarde sans ennui, un attrait dû en partie à un scénario adroit émaillé de nombreux renversements de situations. De même, Richard Burton incarne un intriguant chef de commando. Difficile à cerner, il faut attendre la dernière image pour comprendre qui il est réellement. Son ambiguïté est cultivée un peu à la manière d’un personnage de Joseph L. Mankiewicz. En revanche, Clint Eastwood qui est à son troisième film américain depuis son retour d’Italie où il a acquis la célébrité, fait pâle figure. Quasiment inexistant, parlant peu, il se contente de jouer de sa mitraillette et de poser des explosifs. On retrouve là l’archétype du héros du film de guerre. Car avec ses explosions en tous genres, ses échanges de tirs décimant les rangs ennemis, ses courses poursuites, sa lutte sur une cabine de téléphérique - rendant ridicule celle de « Passion sous les tropiques » - et ses accidents de voitures, « Quand les aigles attaquent » reste un film d’action bien mené, avec tout ce que cela implique de grotesque et d’invraisemblable. Ajoutant une touche d’originalité, ne craignant pas d’accroître encore la difficulté du tournage, la neige est omniprésente durant tout le film.

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