L' INSPECTEUR HARRY

L' INSPECTEUR HARRY

DIRTY HARRY

Un policier de Don Siegel

98  mn

Avec Clint Eastwood, Harry Guardino, Reni Santoni, Andy Robinson, John Larch, John Vernon
Scénario de Harry Julian Fink, Rita M. Fink, Dean Riesner
D'après Harry Julian Fink, Rita M. Fink
Musique de Lalo Schifrin
Photo de Bruce Surtees
Produit par Don Siegel

RESUME
A San Francisco, sur un toit où un tireur s'est posté pour tuer une innocente, l'inspecteur Harry découvre une lettre. Elle met en demeure les autorités de livrer une forte somme d'argent si elles ne veulent pas que d'autres meurtres soient commis.

COMMENTAIRE
Trois ans après « Un shérif à New York », Don Siegel et Clint Eastwood persistent et signent. Le shérif péquenot débarqué de sa province est maintenant un inspecteur aguerri aux dangers de la grande ville. Son intransigeance à l’encontre des criminels demeure telle, qu’il n'hésite pas à faire justice lui-même. On retrouve dans les deux films cette même dureté, cette même froideur taciturne, une attitude primaire qui relève plus de l’instinct que du comportement réfléchi. Mais comme si cela n’y suffisait pas, certainement entraînés par le succès de ce type de personnage, les auteurs poussent jusqu’à faire dans la démagogie. Que notre héros tire sans état d’âme sur des braqueurs de banque, qu’il défie l’un d’eux avec une incertitude sur le nombre de balles restant dans son Magnum, qu’il fasse parler un criminel en pressant sur sa blessure relève d'une forme de folklore propre au genre. En revanche, que des hommes de loi fassent libérer un dangereux déséquilibré (dont on sait pertinemment qu’il a tiré sur un flic) pour le motif qu’aucune preuve ne peut être retenue contre lui, n’a d’autre intention que de légitimer les méthodes contestables de l’inspecteur. Ce discours qui appelle à la barbarie en mettant en doute, avec une mauvaise foi caractérisée, les institutions démocratiques est cependant efficacement mis en scène. Outre Eastwood qui par son charisme porte cette histoire somme toute assez banale, le film est visuellement captivant et son rythme ne faiblit jamais. Quelques prouesses formelles comme ce travelling arrière à l’hélicoptère lorsque Harry arrête le tueur, ne craignent pas non plus de bousculer le montage pour le dynamiser.

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