CENTRAL AIRPORT

CENTRAL AIRPORT

CENTRAL AIRPORT

Une comédie dramatique de William A. Wellman

73  mn

Avec Richard Barthelmess, Sally Eilers, John Wayne, James Murray, Grant Mitchell, Harold Huber, Claire McDowell, Willard Robertson
Scénario de Rian James, James Seymour
D'après Jack Moffitt
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Sidney Hickox
Produit par Hal B. Wallis

RESUME
Un pilote de ligne est renvoyé après s'être écrasé lors d'une tempête. Devenu caissier, il rencontre une jeune femme qui effectue des voltiges aériennes avec son frère. Celui-ci venant à se tuer dans un accident d'avion, l'ancien pilote prendra sa place.

COMMENTAIRE
Pilote dans l’Escadrille Lafayette durant la Première Guerre mondiale, William A. Wellman connaît bien l’aviation. Son premier succès, « Wings », un film sorti en 1927 relatant les aventures de pilotes de guerre, lance sa carrière de réalisateur. Par la suite il tournera presque une dizaine de films mettant en scène des avions ; parmi ceux-là ce « Central Airport ». Comme inspiré par un sujet qui lui tient à cœur, il fait là une œuvre émouvante. Malgré un ensemble de raideurs narratives caractéristiques du début des années trente (des ellipses abruptes, des raccourcis audacieux, des artifices grossiers pour représenter le temps) et une tendance à dramatiser, il se dégage de ce drame une émotion sincère. Un pilote interprété par Richard Barthelmess - qui tournera la même année dans un autre chef-d’œuvre de Wellman, « Héros à vendre » -, voit celle qu’il aime se marier avec son frère. Déçu, il disparaît et les nouvelles de lui n’arriveront plus que par le biais de rencontres fortuites ou d'articles de journaux. Ils évoquent ses exploits de pilote dans des pays lointains et on apprend qu’il a perdu un œil, puis une jambe : ce comportement suicidaire traduit de belle manière l’incapacité de cet homme à vivre sans l’être aimé. Au Mexique, après des années passées loin l’un de l’autre, les anciens amants se retrouvent dans le couloir d’un hôtel. La rencontre est filmée avec une force qui laisse transparaître toute la tragédie de leur amour. Aucun happy end ne viendra conclure cette histoire et Wellman nous laisse l’image magnifique du héros sans attache rongé par un amour inassouvi. Plus prosaïquement, les scènes aériennes ne déméritent pas et nombreux sont les crashs, les acrobaties, et les avions abîmés. Pour l’anecdote, on découvre un J. Carrol Naish, non crédité au générique, qui, comme dans « Sous le masque » sorti en 1936, est le passager d’un avion qui coulera après un amerrissage forcé.

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