LE BON, LA BRUTE ET LE TRUANT

LE BON, LA BRUTE ET LE TRUANT

IL BUONO, IL BRUTTO, IL CATTIVO

Un western de Sergio Leone

171  mn

Avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef, Aldo Giuffre, Luigi Pistilli, Rada Rassimov
Scénario de Age Scarpelli, Luciano Vincenzoni, Sergio Leone, Mickey Knox
D'après Luciano Vincenzoni, Sergio Leone
Musique de Ennio Morricone
Photo de Tonino Delli Colli
Produit par Alberto Grimaldi

RESUME
Après avoir découvert l'existence d'un trésor caché dans un cimetière, trois as de la gachette, tous truands dans l'âme, partent à sa recherche. L'emplacement exact n'étant connu que de l'un d'entre eux, les deux autres devront s’associer à lui.

COMMENTAIRE
Troisième volet de la trilogie de l’homme sans nom, « Le bon, la brute et le truand » est de loin le plus ambitieux en termes de production et de créativité. Une nouvelle fois encouragé par le succès des deux précédents, Sergio Leone peut maintenant donner libre cours à sa créativité : il tourne des scènes à grand spectacle (l’attaque du pont, le défilé d’une armée dans les rues d’une petite ville) dont le récit aurait pu facilement se passer ; de la même manière, il n’hésite pas à présenter plus de deux heures trente de bobine. Mais ceci n’est que la partie comptable de son extravagance créative, car la mise en scène prend elle aussi des formes outrancières - qui se confirmeront dans son autre trilogie, celle des « Il était une fois ». Des séquences à la longueur et au montage inaccoutumés comme le duel final, la course dans le cimetière, ou la visite de Lee Van Cleef chez le péon sont quelques uns des points d’orgue de ce délire formel auquel il s’adonne plus qu’avant. Tout ceci répond en fait à une imagination bouillonnante qui ne semble trouver d’issue que dans une forme baroque. Car outre l’aspect excessif, totalement imprévisible, plans après plans il ne cesse de surprendre. La construction du film n’en est pas moins particulièrement rigoureuse. Véritable entité où chaque élément a sa raison d’être et trouve sa place, les scènes se répondent les unes aux autres souvent de façon ironique, à l’image du leitmotiv d’Ennio Morricone qui conclut invariablement chacune d’elle. Emporté par un cynisme et une désinvolture incroyables, il ne peut s’empêcher de faire dans la comédie, mais là aussi il parvient à surprendre lorsqu’il ajoute une touche dramatique, comme celle où le personnage d’Eli Wallach se confronte à son frère devenu pasteur.

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