LES COMPAGNONS DE LA GLOIRE

LES COMPAGNONS DE LA GLOIRE

GLORY GUYS

Un western de Arnold Laven

109  mn

Avec Tom Tryon, Harve Presnell, Senta Berger, James Caan, Andrew Duggan, Slim Pickens, Peter Breck, Jeanne Cooper, Laurel Goodwin, Adam Williams
Scénario de Sam Peckinpah
D'après Hoffman Birney
Musique de Riz Ortolani
Photo de James Wong Howe
Produit par Arnold Laven, Arthur Gardner, Jules V. Levy

RESUME
Des jeunes de tout horizon sont recrutés dans une compagnie de cavalerie qui doit partir en première ligne combattre les Indiens. Ayant une expérience du terrain, le capitaine qui les commande ne se fait pas d'illusion sur leur sort.

COMMENTAIRE
Après la déconfiture de « Major Dundee », Sam Peckinpah ne tournera plus pendant cinq ans - pour finalement aligner lors des cinq années suivantes pas moins de sept films dont la plupart sont des chefs-d’œuvre. Durant cette période de pénitence où il retourne travailler pour la télévision, il écrit tout de même quelques scénarios pour le cinéma, dont celui des « Compagnons de la gloire », et participe, sans être crédité, à la réalisation du film. De toute évidence ce travail est alimentaire. Rien, sinon l’idée de base qui est de suivre une compagnie de nouvelles recrues destinées à être placées en première ligne pour se faire massacrer, n’est digne du réalisateur de la « Horde sauvage ». Alors qu’on a là un sujet subversif et cynique dénonçant l'ambition des généraux qui se nourrissent de la crédulité des bleus, une grande partie de l’intrigue s’articule autour d’une rivalité amoureuse entre un officier et un éclaireur sur fond de guerre indienne, un thème maintes fois traité dans le western, en particulier en 1949 dans « La charge héroïque » de John Ford, « Embuscade » de Sam Wood et « La rivière des massacres » de John Rawlins. De même, l'histoire du général qui envoie sans scrupule ses hommes à la mort pour assouvir un besoin de reconnaissance, est traitée sans la moindre originalité. Le pire étant encore le décalage entre ce que le film laisse espérer et ce qu’il offre réellement. Il faut subir en effet une heure quinze de digression narrative insistante avant que la cavalerie ne parte réellement en campagne. Et lorsque les séquences attendues apparaissent enfin, c’est une suite de scènes, certes spectaculaires et bien filmées par James Wong Howe mais dépourvues de lyrisme et ne rendant pas justice au sujet, à l’opposé de ce qu’est capable Peckinpah.

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