LE CONVOI

LE CONVOI

CONVOY

Un film d'aventures de Sam Peckinpah

104  mn

Avec Kris Kristofferson, Ali McGraw, Burt Young, Madge Sinclair, Franklyn Ajaye, Brian Davies, Seymour Cassel, Cassie Yates, Walter Kelley, Ernest Borgnine
Scénario de B. W. L. Norton
Musique de Chip Davis
Photo de Harry Stradling Jr.
Produit par Robert Sherman

RESUME
Trois routiers qui roulent en convoi sont arrêtés pour excès de vitesse par un shérif corrompu. Celui-ci va leur extorquer de l'argent pour qu'ils n'aient pas à payer l'amende, mais plus tard, dans un snack-bar, les trois hommes se vengeront.

COMMENTAIRE
L’avant dernier film de Sam Peckinpah est certainement le plus léger qu’il ait jamais réalisé. Dépourvu de noirceur, de violence, de personnages désenchantés, « Le convoi » ne fait apparaître que l’aspect truculent, iconoclaste et paillard du cinéaste. « Un nommé Cable Hogue » a également ce ton léger, mais le personnage principal possède une gravité, une richesse absentes ici chez Kris Kristofferson. A elles seules, les deux fins donnent toute la mesure de cette différence de ton. Il n’est pas question de faire du héros un perdant. Possédant les caractéristiques de l’œuvre de commande, « Le convoi » n’est autre, il est vrai, qu’un bon film d’action - ce qui a pu décevoir les admirateurs de Peckinpah. Pour autant, il n’est pas impersonnel. Outre ce côté bon vivant et indiscipliné, on trouve des idées de mise en scène originales. Véritable signature de l’artiste, les scènes de bagarre, de cascade, d’accident, sont une nouvelle fois tournées au ralenti. A noter aussi, ces nombreux plans resserrés sur des petits vieux édentés qui s’amusent malicieusement du spectacle qui les entoure. Mais plus notable encore, de véritables recherches formelles accompagnent certaines séquences mettant en scène les camions. Le générique donne le ton avec ce camion citerne qui file sur l’horizon d’un lac salé. Le point d’orgue survient cependant lorsque le convoi emprunte une piste. En fondu enchaîné, au ralenti, accompagné d’une valse, les camions effectuent alors un splendide ballet au milieu d’impressionnantes volutes de poussière. La mise en scène demeure particulièrement efficace, ce qui fait oublier l’extravagance de l’histoire. Quant aux personnages, s’ils sont assez simplistes, leurs contours n’en sont pas moins parfaitement dessinés. On notera en particulier Ernest Borgnine dans le rôle d’un shérif vicieux. C’est avec jubilation qu’on traite son acharnement à vouloir arrêter le héros.

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