ÇA VA COGNER

ÇA VA COGNER

ANY WHICH WAY YOU CAN

Une comédie de Buddy Van Horn

111  mn

Avec Clint Eastwood, Sondra Locke, Geoffrey Lewis, William Smith, Harry Guardino, Ruth Gordon, Michael Cavanaugh, Billy McKinney
Scénario de Stanford Sherman
D'après Jeremy Joe Kronsberg
Musique de Snuff Garrett
Photo de David Worth
Produit par Fritz Manes

RESUME
Lors d'un combat clandestin organisé par des parieurs, un gérant de casse auto bat une nouvelle fois à poings nus un adversaire réputé imbattable. Sa renommée est maintenant telle, qu'un mafieux lui propose une forte somme pour un nouveau combat.

COMMENTAIRE
Le duo Clint Eastwood-Ray Charles qui accompagne le générique du film laissait présager du meilleur. Mais après le sympathique « Doux, dur et dingue », la première véritable comédie dans laquelle Clint Eastwood apparaît en vedette, ce deuxième volet se montre décevant. Exploitant une à une, sans jamais les enrichir ou les renouveler, chaque idée qui faisait l’originalité de la première mouture, les auteurs font preuve d’une piètre imagination. Le résultat correspond en fait à la réputation du metteur en scène et du scénariste qui laissent l’image de simples exécutants à la solde d’Eastwood. L’idée de refaire une suite à « Doux, dur et dingue » était séduisante. Eastwood y avait réussi son entrée dans la comédie loufoque, et l’esprit doucement folingue, iconoclaste et quelque peu anarchiste était réjouissant. Hélas cette insistance à ne vouloir rien ajouter de nouveau et à surfer sur les mêmes vagues finit rapidement pas lasser. Que ce soit l’orang-outan espiègle, les motards idiots, la petite grand-mère excentrique, tous ces personnages tout droit sortis d’une bande dessinée et qui firent les délices de l’original, alimentent maintenant des gags grossiers et sans surprise. Concernant la blague scatologique du singe qui aime tout particulièrement à déféquer dans les voitures de police, on touche même au registre du très facile ! On retiendra cependant cette séquence dans le motel, où en montage parallèle, on découvre les prémisses amoureuses et les ébats d’un couple de singes, d’un couple de cinquantenaires affreux, et du héros avec son amie. L’idée certes intéressante est finalement servie, comme la plus grande partie du film, par une mise en scène trop convenue. Quant au combat homérique final on ne peut s’empêcher de penser à celui qui conclut « L’homme tranquille » de John Ford.

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