BRONCO BILLY

BRONCO BILLY

BRONCO BILLY

Une comédie de Clint Eastwood

112  mn

Avec Clint Eastwood, Sondra Locke, Geoffrey Lewis, Scatman Crothers, Billy McKinney, Sam Bottoms, Walter Barnes, Woodrow Parfrey, Douglas McGrath, Hank Worden, William Prince
Scénario de Dennis Hackin
Musique de Snuff Garrett
Photo de David Worth
Produit par Dennis Hackin, Neal Dobrofsky

RESUME
Bronco Billy dirige une petite troupe ambulante qui présente sous chapiteau des numéros de cow-boys et d'indiens. En grande partie des gosses, les spectateurs ne sont pas nombreux et les revenus sont misérables.

COMMENTAIRE
Si l’intention est louable, le résultat manque de rigueur et déçoit quelque peu. Parce qu’il est poussé par le besoin de se mettre en valeur mais se considère certainement, lui-même, de peu d’intérêt, le comédien est un être qui se révèle en endossant le costume de personnages « remarquables ». Ainsi, on comprend qu’en tant qu’acteur, Clint Eastwood ait été séduit par ces paumés qui se prennent pour des héros fantasmés de l’Ouest. Comme ses acolytes - et certainement comme la plupart des gens -, Bronco Billy est un être au passé triste et banal qui n’incite pas au rêve. Or, en devenant ce cow-boy d’un autre temps, cavalier et tireur émérite qui fait l’admiration des enfants (les crapauds comme il les appelle), il accède à une noblesse, acquiért une importance qu’il n’aurait jamais eu autrement, et ce même s’il est ridicule parce qu’il représente quelque chose de factice. Sa détermination à ne vouloir former plus qu’un avec son personnage, grotesque dans une certaine mesure, est émouvante. Il incarne finalement le métier d’acteur dans ce qu’il a de plus pur, de plus sincère et de plus tragique aussi. Hélas le scénario n’est pas à la hauteur du propos. A l’instar de cette jeune héritière qui choisit la vie errante malgré sa richesse, sans doute pour suggérer qu’il n’y a pas plus beau métier que celui d’amuseur, on sent les intentions mais elles sont déclinées sans brio. Modeste scénariste sans véritable palmarès, Dennis Hackin n’a de toute évidence pas la trempe pour donner du relief à cette histoire. Dans le registre du loser qui croit corps et âme en son métier, on préfèrera nettement « Honkytong Man », autre réalisation de Eastwood sortie deux ans après celle-ci. De longues digressions sans intérêt, et parfois hors sujet, viennent également altérer le film.

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