LE CHANT DU PRINTEMPS

LE CHANT DU PRINTEMPS

MAYTIME

Une comédie musicale de Robert Zigler Leonard

126  mn

Avec Jeanette McDonald, Nelson Eddy, John Barrymore, Herman Bing, Tom Brown, Lynne Carver, Charles Judels, Paul Porcasi, Siegfried Ruman, Walter Kingsford
Scénario de Noël Langley
D'après Rita Johnson Young
Musique de Sigmund Romberg
Photo de Oliver T. Marsh
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Sous le règne de Napoléon III, la Prima Donna de l'opéra de Paris accepte la proposition de mariage de son vieux mentor. Mais un soir, alors qu'elle a décidé de sortir seule, elle fait la connaissance d'un Baryton dont elle va s'éprendre.

COMMENTAIRE
Le faste des reconstitutions, la poésie du propos, la pureté du récit, la beauté des airs font de cette comédie l’une des plus enchanteresses de l’époque. Procédé souvent utilisé alors, et qui enveloppe le film dans un parfum de nostalgie, « Le chant du printemps » est le récit d’une vieille femme qui, arrivant à la fin de sa vie, relate un amour tragique dont elle ne se remit jamais. Malgré l’insouciance des personnages, la fraîcheur de leur relation, le procédé annonce un drame qui baigne l’histoire dans un clair obscur intéressant. Souvent inquiétant, John Barrymore qui campe le mentor jaloux de la Prima Donna accentue la partie obscure. Ne lésinant devant aucune dépense, comme souvent lorsque Jeannette McDonald et Nelson Eddy forment le couple vedette, la MGM - sous l’impulsion d’un Irving G. Thalberg qui lança le projet mais mourut avant qu’il n’aboutisse - pourvoit chaque scène en toilettes et en décors fastueux qui font revivre de façon convaincante le Second Empire. Puis c’est aussi et surtout un programme musical splendide. A côté d’airs de Wagner, Verdi, Tchaïkovski, on trouve de nombreux chants en français, tous magnifiquement interprétés par McDonald et Eddy - et ce même s’il n’est pas aisé d’en comprendre les paroles.

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