LE CHEVAL DE FER

LE CHEVAL DE FER

THE IRON HORSE

Un western de John Ford

150  mn

Avec George O'Brien, Cyril Chadwick, Madge Bellamy, Gladys Hulette, Fred Kohler, J. Farrell McDonald, Chief Big Tree, Paggy Cartwright
Scénario de Curtis kenyon
D'après Charles Kenyon, John Russell
Photo de George Schneiderman, Burnett Guffrey
Produit par William Fox

RESUME
En 1862, les Etats-Unis entreprennent de construire une voie ferrée traversant le pays pour aller d'un océan à l'autre. Arrivés en vue des Black Hills, les ingénieurs doivent trouver un col pour éviter de contourner la montagne.

COMMENTAIRE
Moins de cinquante-cinq ans après la jonction (le 10 mai 1869) des deux voies ferrées qui conclut la construction de la première ligne transcontinentale américaine, la Fox décide de reconstituer cette épopée - en réaction à la sortie de « La caravane vers l’Ouest » de James Cruze, produit par la Paramount. Le tournage dans le Nebraska fut une épopée. Les conditions climatiques, la présence de nombreux figurants, l’importante logistique y contribuèrent. Mais le résultat est à la mesure du projet : le film demeure encore maintenant la plus impressionnante reconstitution de cette aventure humaine. Comparé à l’autre super production qui la relate, « Pacific express » de Cecil B. DeMille sorti en 1939, « Le cheval de fer » est incontestablement plus authentique et plus impressionnant. Les scènes de foule, les extérieurs, les reconstitutions de villes sont plus amples ici, un constat habituel lorsqu’on compare une version muette à une parlante. Par exemple, John Ford - qui réalise là sa première grosse production - ne craint pas d’utiliser des plans larges pour embrasser de vastes scènes composées de centaines de figurants luttant entre eux. Ajouté à cela, certainement dû au fait que le film relate une histoire encore récente, de nombreuses séquences possèdent une authenticité digne du documentaire. L’allure des Indiens, leurs costumes, leurs traits, leurs postures, traduit cette impression. Il y a aussi de longues parties qui relatent la construction dans son ensemble. Tout cela rend la partie intimiste de l’histoire plus acceptable que chez DeMille. Car relevant d’une démarche habituelle dans le cinéma américain, l’aventure de la nation ne peut être vue qu’à travers le destin d’une poignée de protagonistes.

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