LA CITADELLE

LA CITADELLE

THE CITADEL

Une comédie dramatique de King Vidor

108  mn

Avec Robert Donat, Rosalind Russell, Ralph Richardson, Rex Harrison, Emlyn Williams, Francis L. Sullivan, Cecil Parker, Nora Swinburne, Edward Chapman, Athene Seyler, Felix Aylmer
Scénario de Ian Dalrymple, Frank W. Wead, Elisabeth Hill
D'après A. J. Cronin
Musique de Louis Levy
Photo de Harry Stradling
Produit par Victor Saville

RESUME
Un jeune médecin arrive dans une petite ville minière pour y exercer en tant qu'assistant. Très vite la situation lui déplaît. Il postule alors pour être employé par la mine, mais là on demande qu'il soit marié… Il va s'empresser de le faire.

COMMENTAIRE
La « citadelle » évoque l’ignorance que chaque médecin se doit de combattre. Jeune docteur idéaliste, le personnage principal rejette tles conservatismes quand il s’agit d’aider son prochain et faire progresser sa science. Il détruit secrètement des égouts à l’explosif pour enrayer une épidémie de typhoïde, mène des recherches sur les maladies pulmonaires des mineurs - qui nient l’origine de leur mal -, et ne craint pas de sauver une petite fille avec l’aide d’un spécialiste sans diplôme de médecine. Il conduira cette croisade ingrate jusqu’au jour où, découragé, il a l’opportunité de devenir médecin de riches personnalités qui souffrent essentiellement d’hypocondrie. C’est alors que sa femme lui rappelle qu’on ne fait pas de la médecine pour s’enrichir mais qu'on la fait par altruisme. Le film est de toute évidence la critique d’une médecine corporative dépourvue d’idéaux et vivant sur ses acquis. (Afin d’éviter toute équivoque, un panneau d’introduction signale tout de même que le film n’est pas un reflet du corps médical dans son ensemble). Cette œuvre relativement virulente est la deuxième après « Vive les étudiants ! » que la MGM entreprend de réaliser en Angleterre, une nationalité essentiellement décelable à travers la distribution formée de la jeune génération du théâtre britannique, (il n’y a guère que Rosalind Russell qui soit un produit purement hollywoodien ici). Emmenés par Victor Saville, réalisateur anglais réputé, la plupart de ces acteurs qui apparaissent pour la première fois dans une grande production américaine, apportent au film un indéniable ton british, fait en partie de désinvolture et d’inattendu. La direction n’en demeure pas moins assurée par une pointure du cinéma américain, King Vidor, qui parvient avec difficulté, il faut bien le dire, à rendre crédible et attachant ce récit quelque peu déroutant à force de prendre sans cesse des chemins différents.

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