UN CŒUR, DEUX POINGS

UN CŒUR, DEUX POINGS

THE PRIZEFIGHTER AND THE LADY

Un drame de Woody S. Van Dyke et de Howard Hawks

100  mn

Avec Mirna Loy, Max Baer, Primo Carnera, Jack Dempsey, Walter Huston, Otto Kruger, Vincent Barnett, Robert McWade, Muriel Evans
Scénario de John Lee Mahin, John Meehan
D'après Frances Marion
Photo de Lester White
Produit par Woody S. Van Dyke

RESUME
Un entraîneur sur le déclin propose à un videur de faire un combat. L'homme se révèle être un boxeur d'exception. Il s'éprend de la femme d'un caïd et se marie avec elle, mais il est volage et la rend rapidement malheureuse.

COMMENTAIRE
Le film s'ouvre sur les propos nostalgiques d'un entraîneur qui sombre dans l'alcool. Le personnage, joué par Walter Huston, rappelle le Chaplin des « Feux de la rampe ». Quelques plans plus tard, des extérieurs mettent en scène un accident de voiture impressionnant. Ainsi, le début du film est intéressant et pouvait laisser présager du meilleur. Mais la suite est plus conventionnelle. On notera tout de même que le personnage principal est un coureur de jupon compulsif et que ce « vice » est la source du drame. Ceci reste exceptionnel pour le cinéma de l'époque qui n'a pas l'habitude de dévaloriser ses héros masculins en leur prêtant une sexualité débridée. Le caïd, joué par Otto Kruger, qui aura par la suite plutôt des rôles d'honnête citoyen, est très modéré et intervient très peu sur les évènements, alors que celle qu'il aimait se marie avec un autre qui lui fera rapidement regretter ce mariage. Lors du combat final, de nombreux boxeurs sont présentés et aucun n'est de couleur. Dans les plans généraux de foule on ne distingue que des blancs, bizarrement les noirs apparaissent uniquement sur trois plans plus resserrés qui visiblement sont pris indépendamment afin de ménager la sensibilité des spectateurs de certains états. Si la figuration est impressionnante lors des scènes de combat, les combats eux-mêmes sont filmés de façon laborieuse. L'utilisation excessive des accélérés rend les combats irréels, de plus les acteurs surjouent leur fatigue ou leur aisance. Rien à voir avec de vrais matchs.

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